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Trois strophes sur le nom de Sacher

  • Chantal Akerman
1989
12

Synopsis

Une femme rentre seule chez elle en fin de soirée, prend son violoncelle et joue, rompant le silence de la nuit, Trois strophes sur le nom de Sacher, de Henri Dutilleux. A l’arrière-plan, dans un appartement de l’autre côté de la rue, les voisins offrent des bribes de leur histoire que notre imaginaire se plaît à réinventer.

Chantal Akerman met en scène avec précision ce contrepoint, souligné par les éclairages, entre l’intimité de la musicienne et la vie extérieure. Tournant dans un théâtre, elle utilise l’épaisseur poétique et évocatrice du silence de la scène ; ainsi, la musique de Dutilleux s’empare de la nuit et plie le temps à sa mesure. La première strophe, interrogative, évoque l’heure désenchantée, un peu lasse, du soir. Dans la deuxième, plus lyrique, la caméra se resserre sur la violoncelliste et suspend la nuit au-dessus de sa rêverie. Tandis que le jour se lève, la troisième strophe se fait plus véhémente, plus fiévreuse, et la réalité reprend ses droits.

(Guillaume Courcier)

Mots clés

  • Appartement
  • Dutilleux
  • Femme
  • violoncelle

Une femme rentre seule chez elle en fin de soirée, prend son violoncelle et joue, rompant le silence de la nuit, Trois strophes sur le nom de Sacher, de Henri Dutilleux. A l’arrière-plan, dans un appartement de l’autre côté de la rue, les voisins offrent des bribes de leur histoire que notre imaginaire se plaît à réinventer.

Chantal Akerman met en scène avec précision ce contrepoint, souligné par les éclairages, entre l’intimité de la musicienne et la vie extérieure. Tournant dans un théâtre, elle utilise l’épaisseur poétique et évocatrice du silence de la scène ; ainsi, la musique de Dutilleux s’empare de la nuit et plie le temps à sa mesure. La première strophe, interrogative, évoque l’heure désenchantée, un peu lasse, du soir. Dans la deuxième, plus lyrique, la caméra se resserre sur la violoncelliste et suspend la nuit au-dessus de sa rêverie. Tandis que le jour se lève, la troisième strophe se fait plus véhémente, plus fiévreuse, et la réalité reprend ses droits.

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