Au cœur de l’Alsace, au pied du Mont Sainte-Odile, souffle depuis 1893 « l’esprit du bois », donnant vie à des marqueteries célèbres aux quatre coins du monde.
« De génération en génération, Charles Spindler, puis Paul, et enfin Jean-Charles -mon père- ont capturé, en images et croquis, les secrets de leur terre natale et les merveilles de leurs périples. Leurs mains ont façonné des œuvres uniques — tableaux, meubles et sculptures — épousant dessins délicats et essences précieuses. Aujourd’hui, alors que Jean-Charles Spindler a 75 ans, la question de la transmission se pose. En croisant les archives familiales et les créations contemporaines, je tisse un récit à plusieurs voix pour faire vivre cet héritage. » Fanny Spindler
Article DNA : La dynastie alsacienne Spindler vue par une descendante documentariste
Publié le 05 avril 2026
Par David Geiss
L’esprit du bois souffle depuis 1897 sur Saint-Leonard, au pied du Mont Sainte-Odile. Mais derrière ces tableaux, de multiples fibres artistiques ont été tirées depuis cet atelier avec pour points communs, une ouverture sur l’autre et sur le monde.
Charles Spindler a donné le la en fondant le cercle de Saint-Léonard, mouvement de réflexion artistique. Puis son fils Paul a pris le relais en filmant, en format 9,5 mm, l’Alsace des années 1920 à 1950 – une collection cédée à la cinémathèque régionale Mira. Jean-Charles reprend la marqueterie en 1975, tout en cultivant photographiquement un goût de l’ailleurs. Certaines de ses photographies comme celle du Grand Canyon inspirant même ses créations croisant diverses essences d’arbre.
La forêt étant – ainsi que le montre sa fille Fanny dans ce premier documentaire sur la lignée Spindler – cet autre jardin secret du prestigieux artisan. Élément parmi d’autres d’un environnement familial et artistique pouvant être perçu comme pesant, lourd à digérer dans les jeunes années : « J’ai d’abord fui un peu tout cela, jusqu’au moment où tu reviens sur tes racines avec un autre regard », soutient la réalisatrice après avoir fait ses armes documentaires et anthropologique entre Paris et Montréal. De quoi affûter son œil pour un focus familial qui, pièce après pièce, à l’instar d’un marqueteur, remet de la cohérence dans l’univers Spindler.
Lire l’article complet sur le site ici.
Après des études de photographie, de journalisme et d’anthropologie entre Paris et Montréal,
Fanny Spindler travaille dans la produc>on audiovisuelle documentaire d’abord pour des
magazines culturels. Elle s’oriente ensuite vers la réalisa>on de film en suivant l’atelier
documentaire de la Fémis. Sa collabora>on au projet Rhinédits Mira témoigne de son intérêt
pour les archives et leur u>lisa>on dans les écritures filmiques.
Spindler, l’art en héritage est son premier long-métrage en tant que réalisatrice, dans lequel
elle s’immerge dans l’atelier de marqueterie d’art familiale. A travers les archives, elle remonte
l’histoire des généra>ons passées, d’hier à aujourd’hui, imprégnées par l’esprit du bois, des
lieux et mais aussi des voyages.
PARTAGEONS NOTRE GOÛT POUR LE CINÉMA DOCUMENTAIRE
Tous nos rendez-vous autour du cinéma documentaire : projections, rencontres, festivals et ateliers



