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Rencontre avec Jacques Rozier

  • Christian Argentino
2001
58

Synopsis

L’auteur d’Adieu Philippine (1960), des Naufragés de l’île de la Tortue (1976) et de Maine Océan (1986) évoque ses tournages et la nécessité de trouver de nouveaux moyens de production. Avec, en toile de fond, des scènes de Fifi Martingale alors en tournage, Jacques Rozier procède par le récit d’anecdotes, relayé par d’anciens collaborateurs ou comédiens (Jean-François Stévenin, Bernard Ménez, Jacques Villeret, etc.).

Avec Rentrée des classes (1955) qu’il tourne en décors naturels, Jacques Rozier annonce ce que sera cinq ans plus tard la Nouvelle Vague. Son deuxième court, Blue Jeans (1958), obtient les faveurs de Jean-Luc Godard qui le présente à Georges de Beauregard ; celui-ci souhaite produire de nouveaux talents. D’une collaboration houleuse sort une œuvre affranchie de tout carcan esthétique : Adieu Philippine. Après quelques films et un court passage à la télévision, Jacques Rozier s’auto-produit pour garder sa liberté. Emblématique de ce désir d’indépendance, l’ironie qu’il déploie contre l’avance sur recette et les comités de lecture dans “Lettre d’un cinéaste” (1983). Ce réalisateur, qui peut quitter furieux le tournage de “Fifi Martingale” pour y revenir quelques minutes après en riant, est en tout point identique au portrait qu’en brosse Jean-François Stévenin, encore incrédule devant le pittoresque d’un tel auteur et l’aventure de ses tournages.

(Teddy Lussi)

Mots clés

  • Jacques
  • Rozier

L’auteur d’Adieu Philippine (1960), des Naufragés de l’île de la Tortue (1976) et de Maine Océan (1986) évoque ses tournages et la nécessité de trouver de nouveaux moyens de production. Avec, en toile de fond, des scènes de Fifi Martingale alors en tournage, Jacques Rozier procède par le récit d’anecdotes, relayé par d’anciens collaborateurs ou comédiens (Jean-François Stévenin, Bernard Ménez, Jacques Villeret, etc.).

Avec Rentrée des classes (1955) qu’il tourne en décors naturels, Jacques Rozier annonce ce que sera cinq ans plus tard la Nouvelle Vague. Son deuxième court, Blue Jeans (1958), obtient les faveurs de Jean-Luc Godard qui le présente à Georges de Beauregard ; celui-ci souhaite produire de nouveaux talents. D’une collaboration houleuse sort une œuvre affranchie de tout carcan esthétique : Adieu Philippine. Après quelques films et un court passage à la télévision, Jacques Rozier s’auto-produit pour garder sa liberté. Emblématique de ce désir d’indépendance, l’ironie qu’il déploie contre l’avance sur recette et les comités de lecture dans “Lettre d’un cinéaste” (1983). Ce réalisateur, qui peut quitter furieux le tournage de “Fifi Martingale” pour y revenir quelques minutes après en riant, est en tout point identique au portrait qu’en brosse Jean-François Stévenin, encore incrédule devant le pittoresque d’un tel auteur et l’aventure de ses tournages.

(Teddy Lussi)

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