Hugues Barrey est éleveur bovin à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne), au lieu-dit les Metz. Il a appris à connaître son terrain, à observer la nature et les zones humides, pour travailler sans détruire, au cœur d’un écosystème en autonomie : les sources, mares et étangs offrent l’eau pour abreuver les bêtes, l’herbe des prairies naturelles les nourrit, les arbres sont utilisés comme fourrage, l’herbe des marais est utile pour la litière.
Le film met en lumière son engagement pour la gestion durable des terres agricoles et des milieux humides. C’est aussi la découverte d’une ruralité vivante, résiliente et combative.
Hugues Barrey incarne l’agriculture de demain.
Hugues Barrey est éleveur bovin bio à Saint-Sauveur-en-Puisaye, au lieu-dit les Metz. Plateaux humides et verdoyants, bocages, chemins creux, trognes et forêts profondes, étangs mystérieux composent ce pays de Puisaye, cher à Colette. Hugues Barrey a appris à connaître son terrain, à observer la nature et les zones humides, pour travailler sans détruire. C’est un écosystème en autonomie : le bois plaquette alimente la chaudière, les sources offrent l’eau pour abreuver les bêtes, l’herbe des prairies naturelles les nourrit, les arbres sont utilisés comme fourrage
Loin des logiques productivistes, Hugues Barrey préfère « travailler avec la nature et lui restituer » plutôt que l’exploiter. Cette philosophie l’a mené vers l’agroforesterie et la gestion durable des zones humides, en partenariat avec le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne. Au marais des Bressus, il concilie élevage extensif, pâturage tournant dynamique et protection de la biodiversité, démontrant qu’agriculture et écologie peuvent s’enrichir mutuellement.
La vallée du Branlin est l’une des dernières vallées de l’Yonne où les milieux humides sont protégés. Au marais des Bressus, le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne a signé avec Hugues Barrey une convention de mise à disposition. Cédric Foutel, chargé de projet, définit avec l’éleveur un cahier des charges pour la gestion des prairies de fauche dans le respect des cycles de développement de la faune et de la flore (cuivré des marais, triton crêté, escargots, orchidée couleur chair…). La mission de protection de sites naturels, démarche scientifique, se construit ainsi dans un dialogue avec un agriculteur local, homme d’un territoire, soucieux de sa préservation.
« Je ne suis chef de personne, je suis tout seul sur ma ferme. Je n’exploite personne. J’utilise la nature, je travaille avec et je lui en restitue. Je lui apporte quelquefois autant que ce qu’elle me donne. »
Hugues Barrey (propos recueillis par Vincent Thomas, l’Yonne Républicaine, 14 février 2020)
« Je m’appelle Benoît Pupier, je suis né à Auxerre en 1976. J’ai grandi dans l’Yonne (Bourgogne). J’ai étudié à Versailles, Lyon, Marseille. Je suis diplômé de l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Marseille, aujourd’hui fusionnée dans Centrale Méditerranée.
Je propose un double profil original : la pensée critique, la faculté d’analyse, la rédaction synthétique ; la communication stratégique et créative pour créer du lien, de la curiosité et déclencher une réaction, une émotion, une interrogation, pour transmettre une information et faire vivre un message. » (site de Benoit Pupier)
Il est aussi l’auteur du documentaire « André Bucher, entre terre et ciel » (2h08, 2013), consacré à l’écrivain, paysan et planteur d’arbres. Infos sur le film et l’écrivain.
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