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Hello Mister Barakat

  • Saïda Boukhemal
2004
49

Synopsis

Malgré sa beauté, l’œuvre d’Henri Barakat (1912-1997) reste peu connue hors du monde arabe. C’est donc à un double objectif, combler cette lacune et rendre hommage au cinéaste, que répond ce portrait dressé par Saïda Boukhemal. Pour ce faire, elle complète les interviews d’anciens acteurs et les extraits de films (Ne le dites à personne, 1956, Filles d’aujourd’hui, 1963) par le savoir d’Alain Masson, spécialiste du cinéma égyptien.

À l’instar des films de Barakat qui construisent l’espace par morcellement, le documentaire articule deux lignes narratives : biographie du cinéaste et analyse de son travail. Barakat débute au cinéma à une époque où la comédie musicale domine la production égyptienne. Inspiré par le cinéma étranger qu’il a découvert lors de ses études à Paris, il préfère filmer des séquences d’action. Mais la contrainte du genre musical, qui fait du chanteur le centre de la mise en scène, et les exigences d’une vedette telle que Farid El-Attrache pèsent terriblement. Barakat parviendra néanmoins à construire une œuvre personnelle, empreinte d’une double culture : la musique arabe et le cinéma occidental. En témoignent ces images de Jours et Nuits (1962), qui ouvrent et ferment ce portrait, où l’on voit Abdelhalim Hafez sur une gondole, venu chanter son lamento sous la fenêtre de sa bien-aimée. Images vénitiennes, passerelles entre l’Orient et l’Occident.

(Teddy Lussi)

Mots clés

Malgré sa beauté, l’œuvre d’Henri Barakat (1912-1997) reste peu connue hors du monde arabe. C’est donc à un double objectif, combler cette lacune et rendre hommage au cinéaste, que répond ce portrait dressé par Saïda Boukhemal. Pour ce faire, elle complète les interviews d’anciens acteurs et les extraits de films (Ne le dites à personne, 1956, Filles d’aujourd’hui, 1963) par le savoir d’Alain Masson, spécialiste du cinéma égyptien.

À l’instar des films de Barakat qui construisent l’espace par morcellement, le documentaire articule deux lignes narratives : biographie du cinéaste et analyse de son travail. Barakat débute au cinéma à une époque où la comédie musicale domine la production égyptienne. Inspiré par le cinéma étranger qu’il a découvert lors de ses études à Paris, il préfère filmer des séquences d’action. Mais la contrainte du genre musical, qui fait du chanteur le centre de la mise en scène, et les exigences d’une vedette telle que Farid El-Attrache pèsent terriblement. Barakat parviendra néanmoins à construire une œuvre personnelle, empreinte d’une double culture : la musique arabe et le cinéma occidental. En témoignent ces images de Jours et Nuits (1962), qui ouvrent et ferment ce portrait, où l’on voit Abdelhalim Hafez sur une gondole, venu chanter son lamento sous la fenêtre de sa bien-aimée. Images vénitiennes, passerelles entre l’Orient et l’Occident.

(Teddy Lussi)

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