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Cinéma vérité, le moment décisif

  • Peter Wintonick
1999
102

Synopsis

Richard Leacock, Bob Drew, Wolf Koenig, Frederick Wiseman, Jean Rouch, Don Pennebaker, Pierre Perrault, Michel Brault… Ces noms, avec quelques autres, dessinent le continent du cinéma vérité. Quelle est sa géologie, quelle est son histoire, quels en sont les reliefs ? Peter Wintonick et son équipe interrogent successivement ces cinéastes pour tenter d’y répondre, dans un documentaire riche d’extraits de films et d’anecdotes. Comme souvent dans l’histoire des arts, les avancées technologiques coïncident avec le renouvellement des formes artistiques. Qu’aurait pu le cinéma vérité si, à la fin des années 1950, Bob Drew n’avait pu disposer d’une caméra 16 mm légère, aidé d’une équipe réduite ? Si Jean-Pierre Beauviala n’avait inventé le système quartz de synchronisation du son ? Bob Drew et son fameux “Primary” (1960), Jean Rouch sa “Chronique d’été” (1961)… les tenants du cinéma vérité ont contribué à changer les règles de fabrication d’un film. Inspirés pour certains par Cartier-Bresson et Vertov, ils se sont soustraits à l’emprise du scénario, qui régentait jusqu’ici toute la production cinématographique. Si les différents noms qu’a pris ce mouvement (free cinema, cinéma vérité ou cinéma direct) révèlent certains désaccords théoriques (notamment sur la place accordé au cinéaste), l’unité semble se faire autour de ce sentiment grisant dont parle Leacock : “Pour la première fois la sensation d’être là !” (Mathieu Capel)

Mots clés

Richard Leacock, Bob Drew, Wolf Koenig, Frederick Wiseman, Jean Rouch, Don Pennebaker, Pierre Perrault, Michel Brault… Ces noms, avec quelques autres, dessinent le continent du cinéma vérité. Quelle est sa géologie, quelle est son histoire, quels en sont les reliefs ? Peter Wintonick et son équipe interrogent successivement ces cinéastes pour tenter d’y répondre, dans un documentaire riche d’extraits de films et d’anecdotes. Comme souvent dans l’histoire des arts, les avancées technologiques coïncident avec le renouvellement des formes artistiques. Qu’aurait pu le cinéma vérité si, à la fin des années 1950, Bob Drew n’avait pu disposer d’une caméra 16 mm légère, aidé d’une équipe réduite ? Si Jean-Pierre Beauviala n’avait inventé le système quartz de synchronisation du son ? Bob Drew et son fameux “Primary” (1960), Jean Rouch sa “Chronique d’été” (1961)… les tenants du cinéma vérité ont contribué à changer les règles de fabrication d’un film. Inspirés pour certains par Cartier-Bresson et Vertov, ils se sont soustraits à l’emprise du scénario, qui régentait jusqu’ici toute la production cinématographique. Si les différents noms qu’a pris ce mouvement (free cinema, cinéma vérité ou cinéma direct) révèlent certains désaccords théoriques (notamment sur la place accordé au cinéaste), l’unité semble se faire autour de ce sentiment grisant dont parle Leacock : “Pour la première fois la sensation d’être là !” (Mathieu Capel)

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