Jan Švankmajer, cinéaste tchèque, est l’un des maîtres actuels du cinéma d’animation. Ses œuvres ont influencé ouvertement des cinéastes comme Tim Burton, Terry Gilliam ou encore Peter Greenaway.
Sa femme, Eva, avec qui il travaille depuis le début, participe aux tournages en tant que directrice artistique.
Leurs films mêlent à un humour acerbe un sens du merveilleux volontiers absurde. Bertrand Schmitt et Michel Leclerc nous montrent ici que ces films ne sont que la part émergée d’une activité aux modes d’expressions multiples : gravure, peinture, céramique, poésie, invention d’objets ou d’animaux divers.
Les tchèques Jan et Eva Švankmajer sont connus depuis trente ans pour leurs films d’animation artisanaux, qui mêlent à un humour acerbe un sens du merveilleux volontiers absurde.
Bertrand Schmitt et Michel Leclerc nous montrent ici que ces films ne sont que la part émergée d’une activité aux modes d’expressions multiples : gravure, peinture, céramique, poésie, invention d’objets ou d’animaux divers.
« Otesanek », alors en tournage, raconte l’histoire horrifique d’une racine adoptée par un couple stérile, bientôt envahissante et carnivore. Mais comment animer une racine à partir de fagots et de branches coupées à la tronçonneuse ?
Jan se prête au jeu de l’interview, en compagnie d’Eva, véritable instigatrice du projet, et les images du tournage révèlent l’imaginaire fantasque des Švankmajer.
Par ailleurs, le couple est affairé au montage d’une exposition rétrospective de leurs oeuvres : parmi ceux-ci, un service de tasses sexué ou bien des portraits « tactiles ». Des extraits de « Quelque chose d’Alice », « Possibilité de dialogue », « En bas dans la cave », « Les Conspirateurs du plaisir » dévoilent thèmes et techniques récurrents, au bénéfice d’une subjectivité affirmée. C
et univers retors et profondément érotique, en constante expansion, interdit qu’on le réserve aux seuls enfants : ici sont exploitées toutes les gammes du surréalisme, dont ils n’ont d’ailleurs jamais cessé de se réclamer.
Mathieu Capel, Images de la culture / Cinémathèque du documentaire
Michel Leclerc débute comme monteur puis réalisateur pour Télé Bocal, une télévision libre et engagée politiquement. En 2002, il commence à se faire connaître dans le milieu du cinéma grâce à son film « Le Poteau rose », un court-métrage primé à Cannes. Quatre ans plus tard, il passe au long métrage avec « J’invente rien », une comédie portée par Kad Merad et Elsa Zylberstein.
Après avoir scénarisé plusieurs épisodes de la série « Age sensible » et le film « La Tête de maman » (Carine Tardieu), il se fait véritablement connaitre avec son second long métrage, la très pertinente comédie politique « Le Nom des gens »(201 0), qui remporte le César du Meilleur scénario original. En 2012, Michel reste dans le même registre avec « Télé Gaucho », brassant plusieurs de ses thématiques favorites.
Le cinéaste poursuit en 2015 avec le drôle et touchant « La Vie très privée de monsieur Sim », dans lequel Jean-Pierre Bacri campe un homme dépressif et solitaire en pleine remise en question. Trois ans plus tard, il signe la comédie sociale « La Lutte des classes », portée par Leïla Bekhti et Edouard Baer, puis en 2020 le documentaire « Pingouin et Goéland « et leurs 500 petits.
En 2022, Michel Leclerc met en scène la comédie romantique et musicale « Les Goûts et les Couleurs », et en 2025 « Le Mélange des genres », une comédie sur le mouvement MeToo et le néoféminisme avec Léa Drucker et Benjamin Lavernhe. Dans la foulée, en 2026, il convoque Artus, Franck Dubosc ou encore le jeune Niels Hamel-Brochen pour « Les Caprices de l’Enfant Roi », un film historique original sur la jeunesse de Louis XIV.
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