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Caminos barrocos – Le final des Chemins du Baroque

  • Olivier Simonnet
2011
92

Synopsis

Il y a vingt-cinq ans, Les chemins du baroque abordait le continent sud-américain sur la pointe des pieds, guidée par une intuition concernant les traces des musiques missionnaires importées par les jésuites, englouties dans l’oubli : partitions, instruments et pratique musicale demandaient à revoir le jour. Aujourd’hui, l’association s’en retire après avoir essaimé des notes prometteuses auprès des musiciens indigènes, qui ont renoué avec tout un patrimoine colonial appartenant pleinement à l’histoire de ce continent métissé.
C’est ce que nous raconte ce film sensible, dans une sobriété de propos laissant toute sa place à un répertoire qui célèbre la fusion du savant et du populaire, les mélodies évangélisatrices sur des paroles en guarani. La réalisation paraît nimbée par une sérénité exhaussant la saveur fervente de ces partitions, dont le morceau de bravoure, San Ignacio, premier drame sacré aux couleurs indiennes, est représenté dans une église baroque somptueuse, avec ses apparitions d’anges musiciens tels qu’on les trouve dans les tableaux du XVIIIe siècle.
La caméra, tout en légèreté, s’attarde sur la jeunesse des artistes désormais maîtres de leur destin. Genèse et jeunesse d’un projet généreux irriguent les images comme le continuo du clavecin soutient le chant de l’opéra baroque. A l’aube d’une nouvelle année, goûtons en toute plénitude cette histoire d’humilité grandiose, de regards sur ”l’autre”, de dignité, de métissage culturel, ce symbole qu’aucune agence de notation ne quantifiera jamais.
– Bernard Mérigaud, Télérama 3232 3233 du 24 décembre 2011 au 6 janvier 2012

Mots clés

  • Amérique latine
  • Baroque
  • Jésuite
  • Musique
  • Opéra
  • Paraguay

Il y a vingt-cinq ans, Les chemins du baroque abordait le continent sud-américain sur la pointe des pieds, guidée par une intuition concernant les traces des musiques missionnaires importées par les jésuites, englouties dans l’oubli : partitions, instruments et pratique musicale demandaient à revoir le jour. Aujourd’hui, l’association s’en retire après avoir essaimé des notes prometteuses auprès des musiciens indigènes, qui ont renoué avec tout un patrimoine colonial appartenant pleinement à l’histoire de ce continent métissé.
C’est ce que nous raconte ce film sensible, dans une sobriété de propos laissant toute sa place à un répertoire qui célèbre la fusion du savant et du populaire, les mélodies évangélisatrices sur des paroles en guarani. La réalisation paraît nimbée par une sérénité exhaussant la saveur fervente de ces partitions, dont le morceau de bravoure, San Ignacio, premier drame sacré aux couleurs indiennes, est représenté dans une église baroque somptueuse, avec ses apparitions d’anges musiciens tels qu’on les trouve dans les tableaux du XVIIIe siècle.
La caméra, tout en légèreté, s’attarde sur la jeunesse des artistes désormais maîtres de leur destin. Genèse et jeunesse d’un projet généreux irriguent les images comme le continuo du clavecin soutient le chant de l’opéra baroque. A l’aube d’une nouvelle année, goûtons en toute plénitude cette histoire d’humilité grandiose, de regards sur ”l’autre”, de dignité, de métissage culturel, ce symbole qu’aucune agence de notation ne quantifiera jamais.
– Bernard Mérigaud, Télérama 3232 3233 du 24 décembre 2011 au 6 janvier 2012

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