Sur la même route

  • Guillaume Terver
2025
52min
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Synopsis

Chaque jour, des millions de Français.es covoiturent pour aller travailler. À l’intérieur des véhicules, la route défile, et avec elle les vies se racontent, des confidences naissent, des tensions aussi. C’est un espace à part, intime et mouvant, comme une parenthèse entre deux mondes, où l’on ose dire ce qu’on tait ailleurs.

Mots clés : 
  • Automobile
  • mobilité
  • Population
  • Sociologie
  • Transport
  • Travail
  • Voiture
Guillaume Terver - Sur la même route - festival film est - ffe 2026 - le lieu documentaire - 01

Chaque jour, des millions de Français.es covoiturent pour aller travailler. À l’intérieur des véhicules, la route défile, et avec elle les vies se racontent, des confidences naissent, des tensions aussi. C’est un espace à part, intime et mouvant, comme une parenthèse entre deux mondes, où l’on ose dire ce qu’on tait ailleurs.

Dans « Sur la même route », trois binômes de covoitureurs.es se livrent trajet après trajet. Isabelle et Valérie, anciennes agricultrice et assistante de direction devenues ouvrières, se souviennent de leur vie d’avant et s’interrogent sur ce que l’avenir leur réserve. Claude, intellectuel à la retraite, écoute et conseille Annabelle, jeune chorégraphe en quête de création. Éric et Aurélie, collègues aux postes hiérarchiquement éloignés, débattent frontalement du rendement et des conditions de travail.

En révélant sans artifice ni commentaire, comment la voiture devient la scène improbable d’un petit théâtre du quotidien, « Sur la même route » offre un reflet brut et intime de notre société en mouvement.

Guillaume Terver - Sur la même route - festival film est - ffe 2026 - le lieu documentaire-aff

Chaque jour, des milliers de femmes et d’hommes partagent un trajet en voiture. Assis côte à côte dans l’espace cloisonné du véhicule, ils inventent un nouvel espace de sociabilité et d’intimité. Cet habitacle constitue un des maillons essentiels de la vie quotidienne de milliers de personnes qui, pour se loger moins cher, vivent éloignées des lieux de travail et ne peuvent se passer de voiture. Le temps de ce voyage, les langues se délient et témoignent du rapport de chacun au monde du travail, à l’augmentation du prix de l’énergie et de la nourriture… Sur la même route : une chronique sociale instructive et inédite sur une population silencieuse qui intéresse peu les politiques et se retrouve bien souvent enfermée dans des stéréotypes. Un film qui s’inscrit dans une démarche cinématographique sur le monde du travail et la France des ronds-points.

 

TROIS RAISONS DE VOIR LE FILM.
Extrait de l’article de Sophie Gueffier sur le site de france tv

D’abord deux femmes. Puis un homme et une femme. Et un autre homme et une autre femme. Le temps d’un trajet aller puis retour, en covoiturage, ils partagent quelques instants de vie. De la météo aux soucis de santé de leur fille, des petits tracas du quotidien aux projets de vie, ils échangent par bribes, interrompues par leurs journées de travail. 

1. Pour jouer à être une petite souris

Dans l’habitacle des voitures, nous assistons, invisibles, aux discussions de ces compagnons de route. Pas de questions aux intervenants, juste une oreille tendue et des caméras embarquées. De quoi se faire oublier au point que les discussions, dans un premier temps hésitantes, deviennent de plus en plus naturelles. Et nous voici à écouter, indiscrets, les petites humeurs du jour et les grandes émotions partagées.

2. Parce que des mondes, que parfois tout oppose, apprennent à s’écouter

Où l’ouvrière découvre à sa grande stupeur que le cadre ou l’employé de bureau n’est pas si « planqué » que ça et connaît lui aussi le stress professionnel et la fatigue mentale. « C’est un stress qui est différent dans les bureaux ; mais ce n’est pas rose tous les jours », se défend le chef d’équipe. « Nous, on ne se l’imagine pas en production ; on a l’impression qu’il n’y a que nous qui trimons » avoue la passagère. Et comme un renvoi de boomerang, lors du voyage retour, c’est la situation inverse qui s’impose aux collègues. Le cadre qui donne les consignes et le rythme de travail doit entendre les limites des salariés, dans ce lieu clos et intime qu’est sa propre voiture, loin des échanges paritaires en entreprise : « oui, mais la faisabilité sur un jour, sur une semaine ou sur un mois, ce n’est pas pareil : parce que non, on n’est pas des machines ». Le covoiturage ou l’art de la véritable bienveillance.

3. Parce que l’intime et le personnel finissent toujours par mettre tout le monde d’accord

De la dure période de reconversion professionnelle de l’une, aux soucis de santé de la fille de l’autre, les discussions finissent toujours par tourner autour de la vraie vie, celle qui ne se déroule pas sur le lieu de travail. Celle que tous ont en commun : avec les vacances, les soirées et les week-ends entre amis. Celle des anniversaires et des auditions de piano. Celle, où les fistons deviennent plus grands que leurs mamans et où les mini-défis sportifs remettent les choses à plat et les différends de côté.

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