« Bonjour Pierrots lunaires » par le GEM Aube
11’ | 2013 | film d’atelier – Tôt ou t’art | France
A l’aube du 21ème siècle, quelques Pierrots lunaires racontent leur histoire, entre souvenirs appartenant déjà au passé et espoirs nourrissant leurs rêves, ils nouent des relations humaines, qui tissent leur présent. En filigrane, des personnalités se dessinent, des destins se croisent, des désirs s’affirment. Leur humanité résonne avec la nôtre.
Ce film a obtenu la clé de bronze au festival du film psy de Lorquin.
« Sans cicatrice » de Théo Roland
22’ | 2023 | HELB – Haute École Libre de Bruxelles | Belgique
C’est l’histoire de l’évolution relationnelle entre une mère et son fils. La mère est bipolaire et fait de violentes crises. Après des années, la mère devient stable, ils décident de faire un film ensemble et d’y jouer leur propre rôle. Cette démarche symbolise la fin de leur périple chaotique.
» Le film commence par une scène jouée dans le cadre de ce projet où la mère incarne son propre rôle et s’agite en furie, traversée par une crise maniaque dramatique. En étudiant et reproduisant leur propre existence à travers cet objet d’art, ils ont appris à plus maîtriser l’impact de ces cicatrices, à trouver une légèreté dans ces hospitalisations envisagées, dans ce corps sous le joug de vingt médicaments, dans cet alcoolisme et cette passion pour la peinture allant de pair avec sa bipolarité.
Julie narre aussi plus tard la façon dont elle a réussi à évoluer, à tout réapprendre, en ce compris à respirer, à se réconcilier avec l’amitié, à ne plus fuir l’amour et à surpasser la honte et la peur. Le tour de force du film se traduit aussi par son réalisme par rapport à l’authenticité de cette douleur. Théo et Julie en débattent et en viennent à la conclusion que le film ne peut se résumer à un « truc tout rose », à une vie où tout ira toujours pour le mieux. Julie accepte la fugacité de la joie dans son quotidien et se libère de son passé tumultueux, telle une danseuse embrassant les aléas de la vie. » (texte repris du site Cinergie.be)
« Créer ; survivre » de Alex Anna
20’ | 2024 | La 115e | Canada (Québec)
Comment continuer à créer quand on a du mal à survivre ? Alex Anna présente son film « Scars » en festival, mais derrière son apparent succès se cache une épuisante bataille contre son propre esprit. Mêlant la poésie à la brutalité de la solitude, « Créer ; survivre » confronte nos identités virtuelles et publiques à l’intime réalité de la dépression.
Cinéaste queer et engagé·e, Alex Anna a à cœur de raconter les histoires des voix trop souvent mises sous silence, et de lier le personnel à l’universel. Son film « Scars » a été présenté en première mondiale au TIFF et a remporté plus d’une trentaine de prix, tandis que « Create ; Survive (Créer ; survivre) » a été présenté à DOC NYC.
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