Le film sera présenté en VOSTFR
Lorsqu’une ONG allemande arrive pour restaurer l’ancien et unique cinéma de Jénine en Cisjordanie, Hussein Darby, le dernier projectionniste des lieux, y voit une occasion rare de mettre en avant son expertise, dans l’espoir de retrouver son emploi. Il se donne corps et âme à ce projet, côtoyant aussi bien les Allemand·es que les Palestinien·es, parcourant le pays à la recherche de pièces manquantes, huilant et réparant ce qui peut l’être encore…
Mais face au numérique et à la modernisation, Hussein a-t-il encore sa place ? Et face au regard bien-pensant d’une ONG culturelle allemande, Hussein a-t-il encore de la valeur ?
Lire une interview avec Alex Bakri, réalisateur, sur asianmoviepulse.com (en anglais)
Un récit édifiant sur le colonialisme culturel qui sert d’allégorie à bien plus qu’au simple cinéma.
« Habibi Hussein » est l’histoire d’un cinéma retrouvé : l’unique salle de Jenine, une ville palestinienne en Cisjordanie de près de 50 000 habitants qui a fait la une des journaux ces dernières années en raison d’une série d’attaques des forces armées israéliennes l’ayant laissée lourdement détruite.
Le cinéma, rouvert en 2011, avait déjà disparu, rasé cinq ans plus tard pour laisser place à un centre commercial.
Sa reconstruction à la Pyrrhus a été rendue possible par une ONG créée principalement par le réalisateur Marcus Vetter — lequel avait lui-même glorifié l’initiative dans le documentaire « Cinema Jenin – Die Geschichte eines Traums » (2012).
« Habibi Hussein » est un regard implacable sur les coulisses de cette histoire, dont le protagoniste — Hussein Darbi, projectionniste passionné d’hier et de demain — met à profit son expérience pour tenter de retrouver un emploi, tandis que l’équipe de l’ONG le traite comme un apprenti. Un récit édifiant sur la colonisation culturelle. »
— Olaf Möller
Festival international du film de Rotterdam.
Alex Bakri est un cinéaste, monteur et comédien palestinien.
Au cours de la dernière décennie, il s’est forgé notamment une solide carrière de monteur, collaborant à des films salués par la critique tels que « Taste of Cement » de Ziad Kalthoum (2017) et « Of Fathers and Sons » de Talal Derki (2017), nommé aux Oscars.
« Habibi Hussein » (2025) marque ses débuts en tant que réalisateur de long-métrage.
PARTAGEONS NOTRE GOÛT POUR LE CINÉMA DOCUMENTAIRE
Tous nos rendez-vous autour du cinéma documentaire : projections, rencontres, festivals et ateliers