Cartographies : Compagnie Philippe Saire

  • Compagnie Philippe Saire
2005
84

Synopsis

Le film commence par une série de plans fixes qui vont nous permettre de situer le lieu de l’action dans le tissu urbain. Un petit jardin qui épouse la forme d’un grand bassin semi-circulaire. Circulation qui encercle, haut mur, arbres qui voilent la perspective, grillage qui interdit, austérité du Palais de Rumine. Par des vues plongeantes (de la colline de la Cité, des immeubles avoisinants), on va peu à peu entrer dans le jardin, prendre un point de vue du centre du bassin. Trois hommes vont essayer, à plusieurs reprises et par différents endroits, de pénétrer dans le jardin fermé. Ils se comportent à la manière d’un commando qui a préparé sa mission, leurs gestes sont précis, répétés, font partie d’une procédure minutieuse. En contrepoint, l’obstination dont ils font montre, leur manque de rationalité et d’efficacité donne tout de suite à la situation un côté absurde. Après plusieurs tentatives infructueuses et compliquées, ils entrent par le portail qui se révèle être ouvert. Ils entreprennent alors une sorte de relevé topographique étrange de l’endroit, arpentent l’espace, utilisent leur corps pour le mesurer, marquent certains repères à la craie. À nouveau, on sent qu’on est dans quelque chose d’extrêmement préparé, et qu’ils ont ensemble à accomplir une mission, une sorte de rituel décalé. On sent qu’il y a pour eux des règles extrêmement précises, mais incompréhensibles pour le spectateur. À un moment, manifestement décidé, les trois hommes s’immergent seuls et restent au fond de l’eau. On a alors l’impression qu’ils changent de système respiratoire et que leur corps subit une transformation. On les suit au fond de l’eau, ils évoluent maintenant uniquement dans l’eau, qui se colore autour d’eux. Avec eux, on flotte dans un monde végétatif, dont la perception est à la fois trouble et fascinante. Ils sont maintenant débarrassés de leur attitude appliquée et soucieuse, leurs gestes sont ralentis. On a la sensation que cela pourrait durer éternellement

Le film commence par une série de plans fixes qui vont nous permettre de situer le lieu de l’action dans le tissu urbain. Un petit jardin qui épouse la forme d’un grand bassin semi-circulaire. Circulation qui encercle, haut mur, arbres qui voilent la perspective, grillage qui interdit, austérité du Palais de Rumine. Par des vues plongeantes (de la colline de la Cité, des immeubles avoisinants), on va peu à peu entrer dans le jardin, prendre un point de vue du centre du bassin. Trois hommes vont essayer, à plusieurs reprises et par différents endroits, de pénétrer dans le jardin fermé. Ils se comportent à la manière d’un commando qui a préparé sa mission, leurs gestes sont précis, répétés, font partie d’une procédure minutieuse. En contrepoint, l’obstination dont ils font montre, leur manque de rationalité et d’efficacité donne tout de suite à la situation un côté absurde. Après plusieurs tentatives infructueuses et compliquées, ils entrent par le portail qui se révèle être ouvert. Ils entreprennent alors une sorte de relevé topographique étrange de l’endroit, arpentent l’espace, utilisent leur corps pour le mesurer, marquent certains repères à la craie. À nouveau, on sent qu’on est dans quelque chose d’extrêmement préparé, et qu’ils ont ensemble à accomplir une mission, une sorte de rituel décalé. On sent qu’il y a pour eux des règles extrêmement précises, mais incompréhensibles pour le spectateur. À un moment, manifestement décidé, les trois hommes s’immergent seuls et restent au fond de l’eau. On a alors l’impression qu’ils changent de système respiratoire et que leur corps subit une transformation. On les suit au fond de l’eau, ils évoluent maintenant uniquement dans l’eau, qui se colore autour d’eux. Avec eux, on flotte dans un monde végétatif, dont la perception est à la fois trouble et fascinante. Ils sont maintenant débarrassés de leur attitude appliquée et soucieuse, leurs gestes sont ralentis. On a la sensation que cela pourrait durer éternellement

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