« Bernard-Marie est né en 1948. J’avais quinze mois. Les vicissitudes de la vie nous ont tenus rapprochés pendant l’enfance et la jeunesse, même chambre à la maison, puis même pensionnat, activités communes… Qui était ce frère génial ? Peut-être l’un des plus importants auteurs du théâtre contemporain. Quels liens existe-t-il entre les épisodes, les traces de sa vie réelle et l’empreinte écrite de l’œuvre qu’il nous laisse ? »
(François Koltès)
Collection « Un siècle d’écrivains »
Une biographie amoureuse, signée par son frère, de Bernard-Marie, dernier des fils Koltès et « étoile » avérée au firmament de l’écriture dramatique contemporaine.
Au travers d’extraits de ses pièces, lus ou mis en scène, de témoignages de ses proches et de fragments de sa correspondance dits par Hubert Gignoux qui fut son pygmalion, se dessine le portrait d’un être épris d’humanité.
Adolescent romantique, Koltès hésitait entre musique et poésie quand le choc de l’interprétation de Médée par Casarès le pousse dans la voie du théâtre. « Si j’échoue, je serai un être raté, sans aucune place dans la société, mais vais-je renoncer à l’espoir d’une vie pleine à déborder ? » Dès 1970, avec « Les Amertumes » adapté de Gorki, il est repéré par Gignoux qui le fait entrer à l’école du Théâtre national de Strasbourg.
Il écrit et monte ses textes, voyage (Afrique, Amériques), s’engage contre l’injustice et choisit « le camp des damnés »… En 1977, il présente à Avignon « La Nuit juste avant les forêts ». Puis Bruno Boeglin met en scène « Sallinger » (1979). Et dès 1983, avec « Combat de nègres et de chiens », la rencontre avec Patrice Chéreau va imposer son oeuvre sur la scène contemporaine.
Myriam Bloedé, Images de la culture / Cinémathèque du documentaire
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