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Below Sea Level – Sous le niveau de la mer

  • Gianfranco Rosi
2008
115

Synopsis

À 190 miles au sud-est de Los Angeles et 120 pieds en dessous du niveau de la mer, près de Salton Sea, en plein désert, sur le site désaffecté d’une ancienne base militaire et à proximité d’un centre de tirs aériens, s’étend Slab City, vaste camp de caravanes, de tentes, de mobil homes, d’autobus déglingués, de pick-up et de quelques cabanes. Là, vit une communauté de marginaux sans eau ni électricité, c’est-à-dire sans police ni gouvernement. Ces hommes et ces femmes sont venus chercher dans le désert une paix intérieure que la société leur refusait. Ils n’y sont pas venus en quête d’un autre monde, mais du désert lui-même. La solitude est le terme de leur voyage. The Doctor, Cindy, Insane Wayne, Water Guy, Bulletproof, les personnages du film de Gianfranco Rosi n’ont pas de noms, juste des surnoms. Si le nom renvoie chacun à une histoire familiale et sociale avec laquelle il est en rupture, le surnom fait table rase de ce passé. Mais il suffit de quelques photos, d’un portable, d’un mot malheureux, pour que, par bribes, entre beaucoup de silences, quelques verres, quelques morceaux de guitare et de poésie, ce passé enfoui ressurgisse, que la douleur afflue de nouveau. Du coup, l’image de Slab City s’inverse. Ce n’est plus un monde en rupture avec le nôtre, mais une image ultime de notre monde, l’image de sa fin, tel qu’il abandonne chacun à soi-même, dans une décharge au cœur d’une nature devenue désert, sous le contrôle permanent d’engins militaires volants.” (Yann Lardeau, Cinéma du réel 2009)

Mots clés

“À 190 miles au sud-est de Los Angeles et 120 pieds en dessous du niveau de la mer, près de Salton Sea, en plein désert, sur le site désaffecté d’une ancienne base militaire et à proximité d’un centre de tirs aériens, s’étend Slab City, vaste camp de caravanes, de tentes, de mobil homes, d’autobus déglingués, de pick-up et de quelques cabanes. Là, vit une communauté de marginaux sans eau ni électricité, c’est-à-dire sans police ni gouvernement. Ces hommes et ces femmes sont venus chercher dans le désert une paix intérieure que la société leur refusait. Ils n’y sont pas venus en quête d’un autre monde, mais du désert lui-même. La solitude est le terme de leur voyage. The Doctor, Cindy, Insane Wayne, Water Guy, Bulletproof, les personnages du film de Gianfranco Rosi n’ont pas de noms, juste des surnoms. Si le nom renvoie chacun à une histoire familiale et sociale avec laquelle il est en rupture, le surnom fait table rase de ce passé. Mais il suffit de quelques photos, d’un portable, d’un mot malheureux, pour que, par bribes, entre beaucoup de silences, quelques verres, quelques morceaux de guitare et de poésie, ce passé enfoui ressurgisse, que la douleur afflue de nouveau. Du coup, l’image de Slab City s’inverse. Ce n’est plus un monde en rupture avec le nôtre, mais une image ultime de notre monde, l’image de sa fin, tel qu’il abandonne chacun à soi-même, dans une décharge au cœur d’une nature devenue désert, sous le contrôle permanent d’engins militaires volants.” (Yann Lardeau, Cinéma du réel 2009)

 

Dans le coffret “Trois films de Gianfranco Rosi”

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